05 août 2016

Les abricots...

Les abricots,
Au prix
Qu'ils coûtent,
C'est clair et net,
Ils ne sont pas
Pour moi.
Une chambre
De bonne,
En plein Paris,
Au prix
Qu'elle coûte,
C'est clair et net,
Elle n'est pas
Pour moi.
Un café crème,
À la terrasse
Des Deux Magots,
Au prix
Qu'il coûte,
C'est clair et net,
Il n'est pas
Pour moi.
J'ai une vie
Normale,
J'ai une vie
Banale,
C'est clair et net,
J'ai une vie
De merde.

Eduardo Pisani

 

LES POÈMES TOUT NUS

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EDUARDO PISANI

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04 août 2016

J'ai tapissé Les murs...

J'ai tapissé
Les murs
De mon appartement
Avec des billets
De 500 euros.
Tous les matins,
Je remplis
Ma baignoire
Avec du champagne,
Et je m'en fous
Des pauvres,
Qu'ils se débrouillent
Entre eux.
Moi, je suis
Milliardaire,
Et fier
De l’être,
Car il faut
Du talent
Pour voler
Autant
D'argent.
Je roule
En Ferrari,
Je baise
Qui je veux,
Et que
Tout le monde
Se taise,
Car je suis
Milliardaire.

Eduardo Pisani

 

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EDUARDO PISANI

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03 août 2016

J'ai un poignard...

J'ai un poignard
Planté
Dans l'estomac,
Et des centaines
De lames
De rasoirs
Ont coupé
Mes poignets.
As-tu mis
Un bisou
De côté
Pour moi ?
Accueille-moi
Les bras ouverts,
Car ma tristesse
Est infinie,
Et je ne sais pas
Si demain
Je pourrai
Revenir.
J'ai un poignard
Planté
Dans l'estomac,
Et des centaines
De lames
De rasoirs
Ont coupé
Mes poignets.

Eduardo Pisani

 

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EDUARDO PISANI

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02 août 2016

Douce Comme De la confiture...

Douce
Comme
De la confiture
De fraise.
Oui, elle est
Douce
Comme
De la confiture
De fraise,
Et moi, je rêve
D’être
Une tranche
De pain,
Pour qu'elle
S’étale
Sur moi
Et que l'amour 
Nous bouffe.

Eduardo Pisani

 

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EDUARDO PISANI

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01 août 2016

Manifestement...

Manifestement,
Tu es à côté 
De la plaque,
Tu n'as rien
Compris,
Mais c'est
Normal.
Ne te casses pas
La tête,
Je suis
Trop compliqué
Pour toi.
Retourne
À tes jeux vidéos,
Moi, je retourne
Jouer
À la marelle
En bas
De l'immeuble,
Avec Einstein
Et tous
Les autres.

Eduardo Pisani

 

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31 juillet 2016

J'ai failli Sortir...

J'ai failli
Sortir
Tout à l'heure,
Et puis
Je n'ai pas pu.
Je suis resté
Enchaîné
À ce vieux
Canapé,
Où je passe
Mes journées
En attendent
La nuit,
Où je passe
Mes nuits
En attendant
Le jour.
Il doit
Se passer
Des choses
Dehors,
Mais je ne suis
Au courant
De rien.
Demain,
Si je me sens
Mieux,
Je descendrai
Les poubelles,
Et peut-être,
J'ouvrirai La boîte
Aux lettres.

Eduardo Pisani

 

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30 juillet 2016

Et si je Dessinais...

Et si je
Dessinais
À nouveau ?
Et pourquoi
Faire ?
Et si je
Peignais
À nouveau ?
Et pourquoi
Faire ?
Et si je...
Et si je...
Non,
Je n'ai plus
Envie
De rien,
Je suis
Comme une
Statue
Dans le Jardin
Du Luxembourg,
Les pigeons
Chient
Sur ma tête,
Et moi,
Je ne bouge pas.

Eduardo Pisani

 

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EDUARDO PISANI

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29 juillet 2016

Spaghetti Au thon...

Spaghetti
Au thon,
Sieste
Tout l’après-midi,
Match de foot
À la télé,
Rien d'autre
À signaler,
Sinon
Que depuis
Deux heures,
Je regarde
Le plafond.

Eduardo Pisani

 

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28 juillet 2016

Je n'ai pas D'alibi...

Je n'ai pas
D'alibi.
Le coupable
C'est moi,
Je l'avoue.
Je croyais
Tout savoir,
Et je ne savais
Rien.
Je me croyais
Le meilleur,
Mais je ne suis
Qu'un petit
Malfrat.
Je voulais
Conquérir
Le monde,
Mais même
Dans mon immeuble,
Personne
Ne me connaît.
Et le silence
M’étouffe.

Eduardo Pisani

 

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27 juillet 2016

C’était La mer, C’était Une plage...

C’était
La mer,
C’était
Une plage
De sable fin,
C’était
Une fille
Aux yeux
Bleus,
C’était
Une glace
Au citron,
C’était,
C’était,
Non,
Je ne me souviens
Plus de rien.
C’était
Mon enfance,
Et j'ai tout
Oublié.

Eduardo Pisani

 

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