03 août 2016

J'ai un poignard...

J'ai un poignard
Planté
Dans l'estomac,
Et des centaines
De lames
De rasoirs
Ont coupé
Mes poignets.
As-tu mis
Un bisou
De côté
Pour moi ?
Accueille-moi
Les bras ouverts,
Car ma tristesse
Est infinie,
Et je ne sais pas
Si demain
Je pourrai
Revenir.
J'ai un poignard
Planté
Dans l'estomac,
Et des centaines
De lames
De rasoirs
Ont coupé
Mes poignets.

Eduardo Pisani

 

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EDUARDO PISANI

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02 août 2016

Douce Comme De la confiture...

Douce
Comme
De la confiture
De fraise.
Oui, elle est
Douce
Comme
De la confiture
De fraise,
Et moi, je rêve
D’être
Une tranche
De pain,
Pour qu'elle
S’étale
Sur moi
Et que l'amour 
Nous bouffe.

Eduardo Pisani

 

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01 août 2016

Manifestement...

Manifestement,
Tu es à côté 
De la plaque,
Tu n'as rien
Compris,
Mais c'est
Normal.
Ne te casses pas
La tête,
Je suis
Trop compliqué
Pour toi.
Retourne
À tes jeux vidéos,
Moi, je retourne
Jouer
À la marelle
En bas
De l'immeuble,
Avec Einstein
Et tous
Les autres.

Eduardo Pisani

 

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31 juillet 2016

J'ai failli Sortir...

J'ai failli
Sortir
Tout à l'heure,
Et puis
Je n'ai pas pu.
Je suis resté
Enchaîné
À ce vieux
Canapé,
Où je passe
Mes journées
En attendent
La nuit,
Où je passe
Mes nuits
En attendant
Le jour.
Il doit
Se passer
Des choses
Dehors,
Mais je ne suis
Au courant
De rien.
Demain,
Si je me sens
Mieux,
Je descendrai
Les poubelles,
Et peut-être,
J'ouvrirai La boîte
Aux lettres.

Eduardo Pisani

 

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30 juillet 2016

Et si je Dessinais...

Et si je
Dessinais
À nouveau ?
Et pourquoi
Faire ?
Et si je
Peignais
À nouveau ?
Et pourquoi
Faire ?
Et si je...
Et si je...
Non,
Je n'ai plus
Envie
De rien,
Je suis
Comme une
Statue
Dans le Jardin
Du Luxembourg,
Les pigeons
Chient
Sur ma tête,
Et moi,
Je ne bouge pas.

Eduardo Pisani

 

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29 juillet 2016

Spaghetti Au thon...

Spaghetti
Au thon,
Sieste
Tout l’après-midi,
Match de foot
À la télé,
Rien d'autre
À signaler,
Sinon
Que depuis
Deux heures,
Je regarde
Le plafond.

Eduardo Pisani

 

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28 juillet 2016

Je n'ai pas D'alibi...

Je n'ai pas
D'alibi.
Le coupable
C'est moi,
Je l'avoue.
Je croyais
Tout savoir,
Et je ne savais
Rien.
Je me croyais
Le meilleur,
Mais je ne suis
Qu'un petit
Malfrat.
Je voulais
Conquérir
Le monde,
Mais même
Dans mon immeuble,
Personne
Ne me connaît.
Et le silence
M’étouffe.

Eduardo Pisani

 

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26 juillet 2016

Sur les échafaudages...

Sur les échafaudages
Qui recouvrent
La façade
De l'immeuble
D'en face,
Tombe une petite
Pluie fine,
Et ça fait
Un drôle
De bruit,
Presque
Une musique.
Je crois
Entendre
Une valse
De Chopin,
Oui, la valse n°17
En la mineur.
Si je pouvais
Mourir
Maintenant,
Ça ne serait pas
Si mal que ça.

Eduardo Pisani

 

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25 juillet 2016

À l’arrêt De bus, Il y a...

À l’arrêt
De bus,
Il y a
Un petit
Soleil
Qui caresse
Les joues
D'une jeune fille,
Toute belle,
Toute fraîche.
Je pose
Mes lèvres
Sur son cou,
Je la déshabille,
Je lui fais
L'amour
Pendant
Des nuits
Entières,
Mais le bus
Arrive,
Et mon rêve,
S’arrête.   

Eduardo Pisani

 

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24 juillet 2016

Pas la peine De sonner À ma porte...

Pas la peine
De sonner
À ma porte.
Je suis
Sur une autre
Planète
Où je ne vois
Plus
Vos tronches
Maléfiques,
Où je n'entends
Plus
Vos discours
Nauséabonds.
Permettez-moi
De vous dire
Que je ne vous ai
Jamais aimés.
Vous êtes
Une multitude,
Vous êtes
L'ennemi.
Sur ma nouvelle
Planète,
Il n'y a
Que moi,
Du moins,
Je crois.

Eduardo Pisani

 

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